Fondée à Paris en 2004, Ido occupe dans l’univers de la décoration textile une place à part. Sans doute parce que dès le début, la marque s’est spécialisée dans l’édition d’un marché inédit représenté par des maisons de tissu américaines et anglo-saxonnes haut de gamme. Des collections très pointues et à forte personnalité comme de Le Cuona, Zak + Fox, Rosemary Hallgarten, parmi d’autres … que la maison édite toujours, démontrant ainsi sa fidélité aux marques qui lui ont fait confiance. Cette sensibilité pour des maisons étrangères confirme également la curiosité et l’intérêt que Ido porte aux autres formes de créativité et d’expression, et à ce qui se passe au-delà de ses frontières.
D’emblée, la consonance japonaise de Ido, signifiant « porte » ou « maison » interpelle. Il est vrai que nul autre pays que le Japon n’évoque mieux l’essence des choses, la quête de la perfection et de la qualité, le sens de l’immanence, la défense de produits de niche issus des plus beaux artisanats textiles… des valeurs que Ido défend également.
Si depuis 2004 Ido se concentre essentiellement sur l’édition, un nouveau volet de son histoire s’est ouvert en 2017 avec le rachat de la marque par William Berthe qui connaît fort bien l’univers du textile pour y avoir travaillé de nombreuses années. Ayant toujours été très proche de la création, il étoffe les collections propres de Ido en créant le label Ido Studio, afin d’éditer des collections plus personnalisées, montrant ainsi l’importance que la maison octroie au processus créatif.
En 2024, Ido déménage de la rue de Lille pour s’installer rue du Bac, dans une adresse prestigieuse. Grâce à son expérience, William Berthe enrichit la maison d’une vingtaine de nouvelles marques toujours aussi exclusives afin de rester fidèle à la ligne directrice, Rosemary Hallgarten, les luminaires et mobilier Vaughan et Julian Chichester, les cuirs Whistler… Des sociétés américaines et anglo-saxonnes auxquelles se sont ajoutées depuis des marques comme Paolo Moschino, Jennifer Shorto…
C’est également l’éclectisme que la marque défend en diffusant, parallèlement à ses collections de textile, des lignes de mobilier, luminaire, papier peint, tissu acoustique, tapis, moquette … La maison attache également beaucoup d’importance à la notion de service, en terme de fabrication, livraison, installation… similaire à un service de conciergerie haut de gamme.
Matières naturelles et confidentialité
Au-delà d’une démarche qui consiste à dénicher des collections que l’on ne trouve nulle part ailleurs, la maison met surtout l’accent sur une réflexion de fond, et plus concrètement sur la défense des plus belles matières naturelles, cachemire, coton, raphia, alpaga, lin au grammage intense, soie tissée main sur des métiers centenaires selon la tradition thaïlandaise.
Elle attache également une grande importance au travail manufacturé, aux tissages qui renouent avec des savoir-faire séculaires. Si ce combat pour le naturel est certes aujourd’hui généralisé, voire galvaudé, il revêt ici une toute autre dimension.
Cette inclination à la simplicité se retrouve également dans l’absence de motifs, sinon dans ceux que le tissage engendre. Très peu de couleurs également, sinon celles des matières naturelles, ou obtenues avec de pigments et des colorants écologiques.
L’autre vertu de la maison réside dans sa politique de confidentialité. Cette dernière se retrouve tout d’abord dans son showroom qui ne reçoit que sur rendez-vous. Il est situé dans un hôtel particulier du septième arrondissement parisien, non loin des plus belles galeries d’antiquités et de design, et des plus grandes agences d’architecture intérieure. Un lieu presque secret qui se compose de deux espaces raffinés, lumineux et chaleureux, élégamment mis en scène. La confidentialité se note également dans la clientèle élitiste d’esthètes à laquelle la marque s’adresse, et cela à travers les grandes agences d’architecture et d’architecture intérieure françaises travaillant à l’international, les bureaux de style, les maisons de luxe (Chanel, Louis Vuitton, Christian Dior, Chaumet…)
Toutes les collections de Ido et de Ido Studio sont destinées à des lieux prestigieux, à des maisons qui ont une âme et sur lesquelles planent les règles de l’intemporalité en terme de décoration. Des demeures décorées avec du mobilier exceptionnel et des collections d’œuvres d’art uniques.
Ido Studio, une vision plus personnelle de la création
Créé en 2017, Ido Studio édite et diffuse des collections en propre afin de proposer, parallèlement à ses collections classiques, une vision plus personnalisée en terme de tissage. Ce sont principalement des créations sur mesure en cachemire, soie du Japon, raphia de Madagascar, ikat… mais également des pièces à la commande qui peuvent être réalisées uniquement à partir des matières existantes.
C’est dans ce même esprit que l’enseigne diffuse une collection de tapis tuftés main comprenant une ligne classique et une ligne sur mesure.
Grâce à ses vingt-cinq ans d’expérience passés dans l’édition textile haut de gamme, William Berthe a alimenté sa passion du tissu par un amour inconditionnel du voyage, par un sens du contact humain, de la stratégie et de la création qui a toujours marqué les maisons qu’il a dirigées.
Cette sensibilité qu’il a acquise durant sa jeunesse, puisqu’il grandi à Paris et a été élevé à Windsor en Angleterre, s’est ensuite nourrie de la culture des nombreuses capitales où il a vécu, Buenos-Aires, Bruxelles, Los Angeles où il débuta chez J Robert & Scott, prestigieuse marque de mobilier et de tissus américaine aujourd’hui disparue, puis New York… Car il n’y a rien de tel que les voyages et les expériences professionnelles vécues loin de chez soi pour enrichir son âme et construire son monde intérieur.
De retour en France, il dirige de 2002 à 2015 la maison Brunschwig & Fils qu’il portera à un niveau jamais atteint en Europe et à l’étranger, multipliant les collaborations, les chantiers prestigieux et les filiales à Dubaï, Sydney, Melbourne… Marque qu’il quittera en 2015 pour diriger jusqu’en 2017 à l’échelle mondiale Ecart International sans mettre pour autant un bémol sur sa passion pour le tissu.
Cette passion, il l’a depuis l’enfance alors qu’il dessinait des croquis de robes. Le goût de l’élégance, des belles matières, de la couleur, des métissages audacieux, le sens de l’humour également… ont été confortés par ses études à Londres à la Royal Holloway University.
« J’ai évolué dans des univers où le tissu était très présent, où l’on ne craignait pas d’habiller canapés d’une surcharge d’imprimés ou de traiter les rideaux comme des commodes grand siècle. »
Le rachat de Ido s’est fait au moment où la marque était à vendre et où William Berthe s’apprêtait à quitter Ecart International. Une étape qu’il a vécue comme une forme d’aboutissement.
« Cette nouvelle aventure est survenue à un moment idéal pour tenter une expérience nouvelle et surtout personnelle. Ce fut un grand tournant dans ma vie. »
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